Songs

moments de vie : les origines

"Souviens toi des couleurs d'hier avant que le soleil, sous l'horizon, soudain se perde et que la nuit te couvre d'illusions"

Les Maux

Écrite en mars 2017 à l'aube d'une dizaine supplémentaire au compteur et au lendemain d'une autre désillusion. Quand on sort la tête de l'eau il y a cette phase ou on mesure le ratio "déprime - bien-être" et la balance doit ce jour pencher du coté droit. Éviter ceux qui nous font plonger, comprendre le jeu qui nous habite et le déprogrammer puisqu'on ne peut l'effacer. Aller à l'essentiel, s'en tenir uniquement à l'objectif, c'est une façon d'ignorer ce "programme" et ses maux qui l'accompagnent. D'un autre coté ils font partie de l'Existence et permettent son Expérience...

"Rends moi sourd aux beaux discours Et que d’autrui je ne sois plus distrait Par les apparences qui m’ont trop souvent séduit."

Vivre au Vert (J'te dis pas tout)

Le texte date de 2008, suite à une discussion tardive avec une collègue après la sortie du travail. Au fond d'un bar, les heures passent, on se livre facilement et on refait le monde avant la traditionnelle introspection de nos vies. Nos stagnations, notre idée d'une vie de rêve qui évolue vers le rêve d'une vie là où plus rien ne bouge. Comment en sommes nous arrivés là ? Chacun se retrouve dans ces questions...

J'ai plusieurs versions de cette chanson dont le titre de base était "J'te dis pas tout" mais je trouvai que ça ne sonnait pas. 

"On a tous un peu fui, On est tous un peu KO

On est tous un peu perdus et On étouffe certes un peu trop..."

Nouvelle Ère (Session Nouvelle Ère)

J'ai écrit cette chanson la première semaine du confinement, il y avait une frayeur dans le regard des gens quand on se retrouvait dans les supermarchés. A l'époque le masque n'était pas encore obligatoire mais celui qui sortait sans était vu comme un pestiféré. Il y avait alors un mélange entre la culpabilité et l'incompréhension. J'ai interprété ce moment comme une nouvelle façon d'envisager l'avenir entre ce changement brutal, cet isolement mal vécu pour beaucoup et ce retour imposé sur soi. Je ne sais pas ce qui était le plus dramatique à analyser entre les ravages du virus et ses rayons de papier toilettes dévalisés en 3 jours...  

"Dis-moi comment donner un sens à la vie... Est-ce un brin folie, Un hasard, le jeu d'une destinée ?"

L'Existence (Session  Nouvelle Ère)

Encore et toujours obnubilé par des questions existentielles... car tout est répétitif, les expériences s'enchainent comme une épreuve à répétition sans changer le scénario. La Vie, L'Amour, le fil d'un jeu, d'un cycle qui redémarre, une roue qui tourne sur une terre crevassée sur laquelle on franchit toujours la même ligne office de départ et d'arrivée. Crevons l'abscès qui nous ronge pour passer au niveau supérieur. J'adore cette chanson écrite en Novembre 2020.

"Faudrait qu'on nous apprenne enfants quelques secrets. Voir la vie du bon coté, Comment vivre ensemble, comment faire “avec”, Réparer ses erreurs, devenir, continuer..."

Sous les étoiles

Se sent-on "différent" à cause de notre regard posé sur le monde ou à cause du facteur humain qui nous rabâche chaque fois la même chose dont ce mot en guise d'excuse de ne pouvoir donner suite... Ou serait-ce la non compréhension de l'intérêt porté à la futilité quand on recherche la subtilité. L'espace, la voute céleste est la plus belle chose oubliée non pas par l'homme moderne mais l'homme contemporain. Trop occupé, trop ancré dans une société qui a abandonné la naïveté, la douceur ou le rêve même contemplatif. Face à l'Immensité il y a finalement une chance plus infinie qu'une fréquence nous entende voire... nous écoute. (2010)

"On a tous un peu fui, On est tous un peu KO

On est tous un peu perdus et On étouffe certes un peu trop..."

La Vida

3 octobre 2000 et je suis toujours en accord avec ces lignes. Un dialogue, une prière ou peut-être un défi lancé à la vie que nous ne pouvons pas doubler mais qu'il faut suivre le plus près possible pour ne pas qu'elle nous échappe. Comme saisir sa chance ou sa revanche face à sa forme la plus brute : l'hostilité. La chanson apparaît comme 10ème et dernier titre de l'album "Le 45ème jour de l'année" du chanteur AURELIEN sorti en 2004.

"J'ai relevé la tête, j'ai baissé les bras... Je ne sais plus combien de fois. J'ai cru donner un sens à ma vie, Je n'ai jamais trouvé ma voie."

Camino

La chanson tire son origine d'une autre : "la traversée du désert" et en devient sa première partie. Pour le titre, Camino fait référence à EL CAMINO bien connu par les amateurs du chemin de saint jacques de Compostelle notamment la partie espagnole. La mélodie m'est venue sur ce périple en 2005 aux abords des Pyrénées. Une période plutôt sombre qui vous tombe dessus comme une pluie éternelle sous laquelle on ne croit plus en rien. 

CAMINO est née bien plus tard en reprenant les premières lignes de la TRAVERSÉE DU DÉSERT pour instaurer un échange de pensées, un genre de dialogue interne. L'idée de créer des boucles dans ces prises live m'est venue en travaillant sur cette chanson.